Rigoletto
Mélodrame en trois actes (1851)
Musique de Giuseppe Verdi
Livret de Francesco Maria Piave d’après Victor Hugo
Durée : Environ 2 h 40, avec un entracte après le premier acte
Langue : En italien avec surtitres en allemand et en anglais
Âge recommandé : À partir de 12 ans
Lorsque Victor Hugo fit représenter pour la première fois – et provisoirement la dernière – sa pièce Le roi s’amuse à Paris en 1832, la représentation fut interdite dès la fin de la première. Près de vingt ans plus tard, lorsque Giuseppe Verdi, compositeur du Risorgimento italien, entreprit d’en faire un opéra, il se heurta lui aussi à la censure.
Contraint de renommer son mélodrame La maledizione (La Malédiction) en Rigoletto et de transférer l’action à la cour d’un duc fictif de Mantoue, Verdi conserva néanmoins toute la force et la cruauté de l’intrigue. Rigoletto encourage le duc débauché dans ses incessantes séductions et ses enlèvements de jeunes femmes, tournant en dérision les souffrances de leurs familles. Le père désespéré de l’une des victimes le maudit alors publiquement devant toute la cour. Rigoletto s’efforce pourtant de préserver sa fille Gilda de ce monde corrompu. Mais le duc a déjà jeté son dévolu sur elle. Lorsque Gilda succombe à ses charmes, Rigoletto prépare une terrible vengeance. Pourtant, ce n’est pas le duc qui en sera la victime, mais sa propre fille. Le célèbre air de ténor La donna è mobile devient alors le symbole ironique et cruel de cet échec. Dans cette première œuvre de maturité de Verdi, le trivial et le grotesque se mêlent au plus noble pathétique. Les contrastes entre les éclats de la musique de fanfare et les cantilènes d’une intensité expressive exceptionnelle donnent naissance à un chef-d’œuvre d’une force dramatique saisissante.
Argument
Acte I
Lors d’une somptueuse réception, le Duc confie au courtisan Borsa qu’il a jeté son dévolu sur une mystérieuse jeune femme. Mais, avant tout, il se mêle aux festivités pour courtiser la comtesse Ceprano, autre objet de son désir. Le bouffon de cour Rigoletto se moque cruellement du comte Ceprano. Entre-temps, Marullo révèle aux autres courtisans qu’il a découvert que Rigoletto cache une liaison secrète. Pour permettre au Duc de conquérir la comtesse, Rigoletto suggère cyniquement de faire exécuter Ceprano. Le Duc accueille cette proposition avec amusement, tandis que Ceprano et les autres courtisans réclament vengeance contre Rigoletto. C’est alors que le comte Monterone fait irruption et exige d’être entendu. Rigoletto ne lui répond que par des moqueries. Condamné pour haute trahison, Monterone n’a obtenu sa grâce qu’après que sa fille s’est livrée au Duc. Avant d’être emmené, il maudit le Duc et son bouffon.
Troublé par cette malédiction, Rigoletto rentre chez lui. En chemin, il croise le tueur à gages Sparafucile, dont il refuse les services. Chez lui l’attend sa fille Gilda. Elle ignore tout de la véritable identité et de la profession de son père et ne quitte la maison que pour assister à la messe, sous la surveillance de Giovanna. Après avoir confié à Gilda qu’elle est tout ce qui lui reste depuis la mort de sa mère, Rigoletto repart. Profitant de son absence, le Duc, qui a soudoyé Giovanna, entre dans la maison. Gilda, tourmentée par le remords de n’avoir pas avoué à son père qu’elle est tombée amoureuse d’un jeune homme aperçu à l’église, voit justement apparaître ce dernier. Le Duc se présente sous le nom d’étudiant Gualtier Maldé et lui déclare son amour. Gilda est bouleversée de bonheur. Des bruits venus de l’extérieur obligent le faux étudiant à partir. Les courtisans préparent alors l’enlèvement de Gilda, qu’ils prennent pour la maîtresse de Rigoletto. Lorsque celui-ci arrive, Marullo lui fait croire qu’ils veulent enlever la comtesse Ceprano. Rigoletto les aide sans se douter de la supercherie et ne comprend la vérité que lorsqu’il est déjà trop tard et que Gilda a disparu.
Acte II
Le lendemain matin, le Duc est inquiet : lorsqu’il est revenu chez Gilda pendant la nuit, il ne l’a pas trouvée. Son inquiétude disparaît lorsque les courtisans lui annoncent qu’ils ont conduit la jeune fille au palais. Le Duc s’empresse de la rejoindre. Rigoletto, lui aussi, devine que Gilda s’y trouve et part à sa recherche. Devant les courtisans qui se réjouissent cruellement de son désarroi, il feint d’abord l’indifférence. Mais lorsqu’un page se voit refuser l’entrée des appartements du Duc, il comprend que Gilda est à l’intérieur. Désespéré, il supplie qu’on la lui rende. Gilda finit par sortir, se jette dans les bras de son père et lui avoue toute la vérité. Au moment où Monterone est conduit au cachot en déplorant l’inefficacité de sa malédiction, Rigoletto décide de faire payer au Duc le déshonneur infligé à sa fille.
Acte III
Malgré tout, Gilda aime toujours le Duc. Dans l’auberge où vit Sparafucile, Rigoletto veut révéler à sa fille la véritable nature de cet homme. Gilda est contrainte d’assister aux avances que le Duc fait à Maddalena, la sœur de Sparafucile. Son père lui ordonne ensuite de quitter la ville ; il la rejoindra plus tard. Rigoletto charge Sparafucile d’assassiner le Duc : à minuit, il viendra récupérer le cadavre pour le jeter dans le fleuve. Un orage éclatant, le Duc décide de passer la nuit à l’auberge. Contre les instructions de son père, Gilda revient et entend Maddalena supplier son frère d’épargner le Duc. Sparafucile accepte alors de tuer le premier inconnu qui se présentera et de remettre son corps à Rigoletto dans un sac. Gilda décide de se sacrifier pour sauver le Duc. Lorsque Rigoletto vient chercher le sac, persuadé de tenir sa vengeance, il entend au loin la voix du Duc chantant. Horrifié, il découvre dans le sac Gilda, mortellement blessée. Elle meurt dans ses bras, et Rigoletto comprend que la malédiction de Monterone s’est finalement accomplie.
En coopération avec le Metropolitan Opera de New York
Distribution
Septembre 2026
Direction musicale : Domingo Hindoyan
Mise en scène : Bartlett Sher
Décors : Michael Yeargan
Costumes : Catherine Zuber
Lumières : Donald Holder
Chef des chœurs : Dani Juris
Le Duc de Mantoue : Ben Bliss
Rigoletto : Simon Keenlyside
Gilda : Elena Villalón
Sparafucile : Alexander Tsymbalyuk
Maddalena : Anna Kissjudit
Giovanna : Rebecka Wallroth
Monterone : Hanseong Yun
Marullo : Carles Pachon
Borsa : Álvaro Diana
Le Comte Ceprano, Un huissier : Irakli Pkhaladze
La Comtesse Ceprano, Un page : Etīna Emīlija Saulīte
Chœur de l'Opéra d'État de Berlin, Staatskapelle Berlin
Avril & mai 2027
Direction musicale : Giacomo Sagripanti
Mise en scène : Bartlett Sher
Décors : Michael Yeargan
Costumes : Catherine Zuber
Lumières : Donald Holder
Chef des chœurs : Dani Juris
Le Duc de Mantoue : Bekhzod Davronov
Rigoletto : George Petean
Gilda : Marina Monzó
Sparafucile : Taras Shtonda
Maddalena : Anna Kissjudit
Giovanna : Jingjing Xu
Monterone : Hanseong Yun
Marullo : Carles Pachon
Borsa : Álvaro Diana
Le Comte Ceprano, Un huissier : Irakli Pkhaladze
La Comtesse Ceprano, Un page : Etīna Emīlija Saulīte
Chœur de l'Opéra d'État de Berlin, Staatskapelle Berlin
Lieu
Opéra d´État Unter den Linden
Staatsoper Unter den Linden est l'un des opéras les plus prestigieux de Berlin, avec une riche histoire et un impact culturel significatif.
Histoire :
La Staatsoper Unter den Linden a été construite entre 1741 et 1743, sous la direction de l'architecte Georg Wenzeslaus von Knobelsdorff. Elle a été commandée par Frédéric II de Prusse et s’appelait initialement la Königliche Oper (Opéra Royal). L'opéra a subi plusieurs rénovations et reconstructions, notamment après les dégâts de la Seconde Guerre mondiale. Il a rouvert en 1984 après une importante rénovation.
Construction :
Le design original était caractérisé par son style baroque, avec une façade élégante et une grande entrée. Le bâtiment a été reconstruit dans les années 1950 et 1980, en conservant son extérieur classique tout en modernisant l'intérieur. La façade présente un portique classique avec six colonnes corinthiennes et un fronton central proéminent.
Intérieur :
L'intérieur est connu pour son design opulent et classique. L'auditorium est réputé pour son acoustique et sa grandeur, avec des sièges en velours luxueux et des décorations élaborées. La scène et les zones de sièges ont été mises à jour pour répondre aux normes modernes tout en préservant l'esthétique historique.
Concerts et Performances :
La Staatsoper Unter den Linden propose une variété de spectacles, y compris des opéras, des concerts orchestraux et du ballet. Elle est le foyer de la Staatskapelle Berlin, l'un des orchestres les plus importants d'Allemagne. L'opéra est célèbre pour ses productions de haute qualité et son rôle dans la scène culturelle dynamique de Berlin.
VOYAGE
La Staatsoper Unter den Linden est entièrement accessible sans barrières grâce à ses excellentes connexions de transports en commun.
MÉTRO
Hausvogteiplatz (U2)
Museumsinsel (U5)
Stadtmitte (U2, U6)
Unter den Linden (U5, U6)
BUS
Staatsoper (100, 245, 300)
Unter den Linden/Friedrichstraße (100, 147, 245, 300, N6)
STATIONNEMENT
Q-PARK parking Unter den Linden/Staatsoper
Bebelplatz, 10117 Berlin
Il y a cinq stations de recharge pour véhicules électriques dans le parking. Pour plus d'informations, cliquez ici.
Le parking souterrain sur Bebelplatz offre des places de stationnement pour personnes handicapées et un accès direct à l'opéra. Lors de l'entrée dans le parking entre 17h30 et 23h30, le tarif maximum est de 7 €. Pour utiliser ce tarif, insérez votre ticket de parking dans une des machines de paiement et le message « Tarif théâtre » apparaîtra sur l'écran. Veuillez noter qu'il n'est pas possible d'utiliser ce tarif si vous entrez dans le parking avant 17h30, donc il ne sera pas affiché. CONSEIL : Si vous payez le tarif théâtre à la machine avant l'événement, vous pouvez éviter une attente inutile après le spectacle.
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